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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 07:53

Le livre sur le patois du Mas-Maine, dont je vous avais promis la parution fin mars dernier, est paru avec un mois de retard...

On peut le trouver dans toutes les librairies. Vous pouvez aussi vous adresser à moi pour en obtenir, par l'intermédiaire du blog si vous ignorez mes coordonnées.

Voici en avant première sa couverture...

 

couverture-livre-patois-mayennais.jpg

 

C'est un domaine nouveau pour moi, spécialiste des petites anecdotes du terroir. Mais je ne regrette pas et j'espère avoir fait du bon travail...

Maintenant, je suis totalement dans l'écriture de mon prochain livre : "Anjou : les histoires extraordinaires de mon grand-père", aux éditions CPE, parution dans un an.

Ensuite ce sera l'équivalent pour le Maine, puis la Champagne...

... N'oublions pas les 7 almanachs des terroirs de France...

Allez, au boulot !

Et... à plus...


 


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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 09:09

 

5- Enfin la France...

J'avais tort de douter... cette fois... Deux pousseurs sont venus nous chercher... C'est dans cet équipage que nous arrivâmes à l'avion où un steward nous lança joyeusement : Bienvenue à bord !

Nous étions les premiers, ayant passé avant tous ceux qui attendaient... C'était comme je l'ai dit un Boeing Air France, avec un personnel qui parlait français... Quel bonheur de pouvoir être compris dans difficulté ! On nous installa à nos places.

Les fauteuils étaient très confortables, car ils pouvaient nous permettre de nous allonger complètement, et si ce n'était quand même pas le confort d'un vrai lit, on s'en approchait pas mal...

L'avion décolla comme prévu à 22 h 30. Un bon repas pour nous remettre de nos émotions. Treize heures de vol devant nous avant Paris...

Nous avons dormi, le temps a passé plus vite...

Une heure avant l'atterrissage, on nous servit un petit déjeuner et sur le coup de 5 h 40, voici Roissy. A la sortie de l'avion deux fauteuils roulants nous attendaient... Pas de jaloux... Je me suis laissé véhiculer...

Nous avons récupéré notre grosse valise, des ambulanciers nous attendaient et direction Angers où nous sommes arrivés à 9 h 45.

Cela faisait exactement 60 h 30 que nous avions quitté Wahroonga... Le double du temps normal pour ce voyage... Mais nous avions vu Saïgon, et expérimenté les rigueurs vietnamiennes...

Ce genre d'expérience manquait à notre palmarès, pourtant bien fourni...

Imaginez ce que j'aurais pu vous raconter si nous n'avions pas vécu cette aventure : voyage effectué dans de bonnes conditions... Rien à signaler... Une platitude désolante...

Tandis que là... Vous êtes gâtés ! ! !

Fin de nos aventures... Maintenant, finie la rigolade : il faut me consacrer à l'écriture de mon prochain livre dont je dois déposer le manuscrit à la fin de l'année : « Anjou, les histoires extraordinaires de mon grand père ». Suivront les équivalents pour le Maine et la Champagne. Je ne suis pas encore au chômage...

Allez, à plus quand même !

 

 

 

 

 

 

 

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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:15

 

4- Une sombre histoire de visa...

Première chose, me dis-je, récupérer nos passeports... J'expliquai donc à la préposée au guichet que la police avait gardé nos passeports à notre arrivée la veille.

Elle me répondit : Why ? (pourquoi...)

Quelle question ! Si je le savais moi-même... Bref, après bien des palabres, elle accepta de s'en occuper. Derrière nous, la foule des voyageurs se faisait plus dense. De longues minutes passèrent...

Pendant cette attente, j'avais remarqué que nous étions au guichet « Air France ». Les deux compagnies (Vietnam Airlines et Air France) avaient affrété le même avion, afin de le remplir plus sûrement sans doute. La même situation s'était déjà produite au départ de Sydney, où Vietnam Airlines et Qantas ne faisaient qu'un, avec un avion de la première compagnie.

Au bout d'un certain temps, la préposée revint avec dans la main les précieux passeports. Nous étions sauvés... Voire... L'enregistrement de la grosse valise fut un jeu d'enfant et on ne pesa pas les autres... Munis de notre précieux sésame : le billet d'avion... nous pouvions y aller. Il s'agissait cette fois de la compagnie Air France...

Le préposé au poussage du fauteuil roulant de Janine se dirigea alors vers la zone d'embarquement. Je suivais tant bien que mal, soulagé dans tous les sens du mot car j'avais aussi posé la petite valise (celle de 10,5 kg...) sur le fauteuil de Janine.

Nous voici arrivés à la police qui doit contrôler si nous sommes bien en règle... Nous le sommes !

pensai-je...

Erreur funeste...

Je présentai nos passeports au militaire qui est chargé de les vérifier. Il les feuilleta l'un après l'autre, se tourna vers moi et demanda en anglais (heureusement, pas en vietnamien...)

-Pas de visa ?

-Non, répondis-je d'un air détaché, pas de visa...

-Pourquoi ?

En voilà une question qu'elle est bonne ! ! !

Et là je commençai à perdre mon air détaché... J'expliquai tant bien que mal (mal sans doute...) que nous avions manqué la correspondance pour Paris la veille, et donc que nous avions dû rester à Ho Cho Minh ville une nuit supplémentaire. Mais l'absence de visa le contrariait visiblement. Il demanda à un de ses collègues, puis nous emmena dans le fond de cette immense salle où trônaient à une table quatre ou cinq militaires. Des chefs certainement...

Nous n'avions pas de visa, or il en fallait pour séjourner sur le territoire vietnamien. Nous étions «hors la loi »... J'avais beau essayer d'expliquer la raison de cette absence, mais rien n'y faisait. On me fit asseoir (Janine l'était déjà...) et un sbire emmena nos passeports.

L'affaire tournait mal et je me dis soudain qu'ils pouvaient très bien nous garder et donc nous faire rater l'avion... une fois de plus... et je doute alors que notre « geôle » soit un hôtel 4 étoiles de Saïgon...

Je me sentis soudain mal et me sentis défaillir. Je manquais d'air et sentais le malaise vagal arriver au galop... Je demandai au « pousseur » de Janine un fauteuil roulant pour moi aussi... Il partit en chercher un. Au bout d'un quart d'heure, il revint avec un second fauteuil roulant, dans lequel je m'assis. Il était accompagné d'un homme portant une veste blanche : un médecin ou un infirmier. On se souciait de mon état de santé... Il me demanda si je ne sentais pas un serrement au niveau de la poitrine : il craignait que je fisse un malaise cardiaque. Mais je savais qu'il n'en était rien... C'était juste l'appréhension, la peur devant cette situation... ubuesque... Qu'on nous laisse passer, et ça ira !

A ce moment un militaire sortit d'une pièce située par derrière en tendant nos passeports : c'était OK ! Mon malaise se dissipa aussitôt comme par enchantement...Ils avaient certainement vérifié et s'étaient aperçus que je disais vrai... Si tel n'avait pas été le cas, je doute fort qu'on nous aurait laissés lasser... 

Bref, notre pousseur revint et entreprit de pousser nos deux fauteuils de deux mains expertes...

Il nous emmena dans la salle d'attente de la classe affaires, où nous pûmes souffler un peu. Il était alors un peu plus de 21 h. Vers 22 h il revint pour nous amener à l'avion.

Allions-nous embarquer cette fois sans problème ?

Après toutes ces mésaventures, je commençais à douter un peu...

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 07:29

 

3- Escale à Saïgon...

La chambre était vraiment luxueuse, très grande, et nous avons pu nous reposer un peu dans de bonnes conditions. Il faisait très chaud et à 6 h le matin nous étions debout car nous ignorions encore l'heure exacte de notre départ. On nous avait parlé de 22 h 30 le soir. Mais si c'était plus tôt ? Il fallait être prêts.

Nous avions été obligés de récupérer notre valise de soute, la grosse, celle de « 25 kg... heavy... » et l'avions montée dans la chambre. On nous avait heureusement aidés...

Le couple de Français prenait aussi son petit déjeuner, et j'en sus plus long car ils avaient des informations sur leur retour et le nôtre. En fait, ils partaient vers midi, sur un vol Air France, tandis que nous, le départ de notre avion était bien fixé à 22 h30 le soir. Nous étions sur un vol Vietnam Airlines... en principe...

Deux avis valant mieux qu'un, je demandai confirmation à l'accueil : c'était bien cela. Une voiture nous prendrait à 20 h pour nous conduire à l'aéroport.

Nous avions donc toute la journée devant nous. On nous donna des bons de repas pour le midi et le soir.

Il était très tôt, nous avions tout le temps pour nous reposer...Vers 10 h, nous décidâmes de sortir un peu, non pour faire un tour en ville... plutôt le tour du pâté de maisons... La chaleur était accablante. En sortant de l'hôtel, on avait l'impression d'entrer dans un four...

Dans une petite rue à l'arrière de l'hôtel, une marchande vendait de tout et je vous laisse deviner ce qu'elle vend. De la nourriture sans doute... Nous l'apercevions de la fenêtre de notre chambre, d'où a été prise cette photo.

 

DSC07630.JPG

 

Nous voici sur une rue plus importante. La circulation est intense, comme en témoignent ces photos qui ne rendent qu'imparfaitement compte de l'activité, car ne sachant pas s'il était permis de photographier, j'ai pris ces clichés discrètement.

 

DSC07632.JPG

 

 

 

DSC07635.JPG

 

Il y a surtout des deux roues, motos, scooters ou vélos,  avec deux, trois ou quatre personnes dessus ( un couple avec un ou deux enfants...). Encore faut-il préciser que là, c'est fluide. Le soir en allant à l'aéroport en voiture, ce sera bien pire... et on se demande comment les voitures peuvent se faufiler... c'est le mot... entre ces engins... à coups de klaxon et sans accrochages...

On remarque aussi des femmes à vélo transportant des choses lourdes dans des espèces de grands sacs placés à cheval sur le cadre et à l'arrière. Voici un « engin » de transport lourd... Il y a une remorque qui permet d'entasser encore plus de choses...

 

DSC07636.JPG

 

La journée s'écoula sans problème. J'ai pu envoyer quelques mails importants, et j'avais bien remarqué que c'était payant...

Le soir, on me montra une note que je devais payer pour ma demi heure d'Internet : 20 000 dôngs... Le dông est la monnaie locale... Un tableau de change m'avait renseigné sur la valeur du dông par rapport à l'euro. En gros, un euros équivalait à un peu plus de 27 000 dôngs... Je n'avais pas de dôngs... seulement des euros. Qu'à cela ne tienne, ils prenaient aussi bien les dollars US, les dollars AUS, les euros...

20 000 dôngs, cela faisait environ 70 centimes d'euro. Je donnai donc au préposé un euro.

Cela n'avait pas l'air de le satisfaire... Il me demanda si j'avais une carte de crédit. Il voulait que je lui paie mes 20 000 dôngs, 70 centimes d'euro, avec ma carte visa... J'avais beau lui faire remarquer que c'était stupide car pour 0, 70 euro, j'allais payer près de 10 euros de frais de change...

Finalement, je crus comprendre : en lui donnant 1 euro, je lui donnais trop... et il n'avait pas de monnaie en euro à me rendre. Ses comptes ne seraient pas exacts... Je lui dis de me donner des dôngs, que j'étais digne des dôngs, que je les garderais en souvenir. Cela lui convint, ses comptes devenaient soudain justes... J'eus alors droit à 7 000 dôngs... ma monnaie... que je mis dans une grande boîte récoltant de l'argent pour la lutte contre le cancer, sauf deux billets que je gardai en souvenir...

Un coup d'oeil au tableau des prix  m'avait donné celui des chambres : cela allait de 2 400 000 dôngs à 4 600 000 dôngs... Entre 90 et 170 euros... Des prix convenables compte tenu du standing de l'hôtel...

Fin de l'épisode « dông »...

Un peu avant 20 h, comme prévu, une voiture nous emmena à l'aéroport, au milieu d'une circulation de folie... au milieu des flots de motos, scooters qui occupaient toute la moitié de la rue, et on se demande comment elle réussit à passer. On sentait que le chauffeur avait l'habitude de ce genre de situation dans laquelle j'aurais été... noyé... Il nous laissa devant le guichet de Vietnam Airlines.

Les soucis étaient-ils vraiment terminés ? On avait gardé nos passeports à notre arrivée hier et je tendais le dos, me demandant quelle tracasserie nous attendait encore... On allait bien trouver quelque chose pour nous emm... embêter... J'ai été exaucé au delà de toute espérance...

Nous étions seuls, livrés à nous mêmes, dans un milieu où personne ne parlait français. Comment allions-nous réussir à nous faire comprendre ?

A suivre...

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:06

 

2- Hanoï... ou Ho Chi Minh ville ?...

 

Lorsque nous avons eu confirmation de nos horaires, on nous avait indiqué que l'escale se ferait à Hanoï : une première étape Sydney-Hanoï, puis une seconde Hanoï-Paris. Normal puisque nous voyagions sur Viet Nam Airlines...

Nous voilà donc partis pour Hanoï.

L'ennui, c'est que les indications de vol fournies par la télé de l'avion mentionnaient une arrivée a Ho Chi Minh ville, ex Saïgon... J'avais calculé que le vol pour Hanoï durerait 13 heures. Et voici que la durée du vol jusqu'à Saïgon n'était que de 8 heures... Normal, Saïgon est avant Hanoï... Mais alors, de Saïgon à Hanoï, il y avait 5 heures de vol... Impossible... Et puis, cet avion faisait une escale non prévue...

Toutes ces idées se bousculaient dans ma tête. J'essayai donc de demander aux hôtesses si l'avion allait bien jusqu'à Hanoï. Mais je ne comprenais pas grand chose aux explications données...

Nous verrons bien... En attendant, essayons de dormir un peu. Le siège de la classe affaire est beaucoup plus large et confortable que son homologue de la classe touriste. Il peut s'allonger entièrement jusqu'à une position dite «  bed »... On est un peu penché en avant... les pieds sont un peu dans le vide... mais ça peut aller...

Au bout de 8 heures, l'avion arrive à Ho Chi Minh ville. Tous les passagers se lèvent pour prendre leurs affaires, sauf nous, persuadé que j'étais qu'il ne s'agissait que d'une escale et que la destination finale était bien Hanoï... De plus, les explications fournies n'étaient pas très claires pour moi...

Bref... Il a bien fallu quitter l'avion car c'était le terminus, il n'allait pas à Hanoï... Il était alors 11 h 30 du soir, heure locale.

Je me posais des tas de questions... lorsque quelqu'un se présenta poussant un fauteuil roulant destiné à Janine. Dans son charabia, je compris « Paris »... Il avait l'intention de nous amener à l'avion pour Paris. Tout espoir n'était donc pas perdu... Le voilà qui part comme une flèche en poussant le fauteuil d'une main et en téléphonant de l'autre... Je suivais tant bien que mal, traînant la petite valise, heureusement à roulettes, un sac à l'autre main et le sac à dos... sur le dos... of course...

Soudain son pas ralentit, et je compris alors que nous avions raté... l'avion pour Paris.

Nous étions trois couples dans cette situation, dont un couple de Français qui avait la chance de parler anglais mieux que moi.

Police, passeports... on nous annonça qu'une voiture nous emmènerait à l'hôtel et que nous partirions le lendemain. Par prudence, la police garda nos passeports, des fois que...

Bref... Sur le coup de deux heures du matin, nous arrivâmes dans un grand hôtel nous pûmes enfin nous reposer.... aux frais de la compagnie... bien entendu.

J'avais cru comprendre que le prochain avion n'était qu'à 22 h 30 le lendemain. Mais tout cela demandait confirmation. Une nuit de sommeil dans un vrai lit était la bienvenue...

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 18:23

 

 

1- départ retardé...

 

Ça y est, nous sommes rentrés... lundi matin 12 mars au lieu de dimanche... 24 heures de retard... et bien des péripéties... Mais laissez-moi vous narrer cela par le menu...

Le départ était donc fixé au samedi 10 mars, décollage à 11 h 35 de l'aéroport de Sydney, compagnie Viet Nam Airlines.

Nous devions nous présenter à l'embarquement au plus tard à 9 h. A 7 h un quart, le taxi prévu pour nous emmener était là. Nous voilà donc partis tous les deux.

La grande aventure commençait... et nous ne le savions pas...

Nous voici devant le comptoir de la compagnie. Pesage des valises : la grosse ne posa pas de problèmes : 25 kg, une étiquette « heavy » accrochée à sa poignée, et la voilà partie.

La seconde valise, celle que nous devions emmener avec nous en cabine , se présente sur la balance et la mine renfrognée de la responsable m'indique immédiatement qu'il y a un problème, mais lequel ? La valise affiche un poids de 10,5 kg. Je me dis que nous sommes deux, donc que nous avons droit à plus que cela. Mais la responsable me fait comprendre que la valise est trop lourde. Plus je montrais que nous étions deux, plus elle me désignait les 10,5 kg. Je crus comprendre que le poids ne devait pas dépasser 7 kg.

Elle pesa alors le sac qui ne faisait que 3,5 kg. Bon. Et alors ? Que fait-on dans ce cas ? lui dis-je. Elle me répondit : « I don't know... » ce qui ne me rassura pas... Si elle ne savait pas quoi faire, qui le saurait ?

Je crus alors comprendre en voyant ses gestes (très utiles, les gestes...)  que je devais enlever le surplus de la valise pour le fourrer dans le sac... Il fallait bien obtempérer car sa détermination était entière. Nous ne passerions pas si la valise restait à ce poids... Vous comprenez que c'est parfaitement ridicule... puisqu'une fois rendus dans l'avion, le poids total de nos sacs serait le même... Mais ne cherchons pas à comprendre... car 10,5 + 3,5 = 8 + 6...

Me voilà donc qui me mets à enlever des affaires de la valise pour les placer dans les deux autres sacs, un peu n'importe comment... tandis que derrière moi la queue s'allongeait... dans un calme... australien... Sur la bascule, le poids descendait doucement : 10 kg... 9,5 kg... 9 kg... 8,5 kg... 8 kg...

A ce moment, ma tortionnaire me fit signe que cela suffisait... Ouf ! Ainsi délestée, la valise put obtenir son sésame lui permettant de passer, et nous avec...

Janine avait obtenu de se faire véhiculer sur un fauteuil roulant, le pousseur nous amena alors dans le « loundge », la salle d'attente de la classe affaire. Là, dans un confort feutré, où les pas s'enfonçaient dans de profonds tapis, on pouvait se restaurer aux frais de la compagnie Qantas qui partageait notre avion avec Viet Nam Airlines. Un copieux buffet tendait les bras... si je puis dire... aux clients qui avaient à leur disposition tout à gogo, nourriture, vins, liqueurs, café, thé, etc... Nous nous satisfîmes d'un café avec des croissants... Nous reprenions des forces, et nous en avions besoin pour la suite des opérations, mais ne le savions pas...

Trois quarts d'heure avant le départ, notre « véhiculeur » vint pendre livraison de ses deux clients... et nous conduisit à l'avion. Nous passâmes tous les contrôles avant tout le monde, nous avions notre sésame : le fauteuil roulant.

Aussi je veux vous dire une chose : si vous voyagez, faites-vous véhiculer en fauteuil roulant : vous n'attendrez nulle part, vous passerez devant tout le monde...

Nous voici enfin installés dans l'avion. Le grand voyage pouvait commencer...

Oui, il pouvait commencer... mais il ne commença pas... du moins, pas comme prévu...

Pourtant à l'heure dite notre avion recula de sa place et se mit à rouler doucement pour rejoindre la piste d'envol.

Mais au bout de quelques minutes, il s'arrêta. Il était alors environ 11 h 35.

Persuadés qu'il allait repartir, nous ne prêtions qu'une attention modérée à cela.

Soudain, Janine aperçut un grand escalier roulant, un de ceux utilisés pour monter et descendre des avions. Il se plaça contre la porte d'entrée, elle s'ouvrit et nous vîmes monter des gens portant un gilet jaune fluo sur lequel était marqué « ingeniering »...

Ils entrèrent dans la cabine de pilotage. Un détail à régler... pensions-nous...

Deux heures plus tard, nous étions toujours immobilisés... Le détail était … grave...

Vers 2 h, on nous demanda de descendre avec nos bagages... afin de prendre un « lunch »... ce que nous fîmes après avoir reçu chacun un bon de 20 dollars pour se sustenter...

Attente au milieu de tous les passagers. Le vol était prévu sur les panneaux, puis régulièrement retardé de deux heures... Il était alors 5 h, nous envisagions sérieusement de passer la nuit sur place... Vers 6 h 30, on nous fit rembarquer.

Et c'est ainsi que l'avion qui devait décoller à 11 h 35 quitta finalement le sol à 7 h 17 pm...

Notre correspondance à Hanoï était compromise... pensions-nous...

Comme nous avions raison de le penser ! ! !

 

( à suivre...)

 

 

 

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 03:06

Cette fois, c'est decide : nous rentrons samedi 10 mars pour arriver a Roissy CDG le lendemain matin a 7 h. De la, une ambulance nous ramenera a Angers. Je viens d'avoir confirmation de la date et des horaires par la compagnie d'assurance.

A bientot donc en France...

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 01:22

Il semblerait...

Il est prevu que Janine quitte l'hopital mercredi prochain (apres-demain) pour rentrer a Wahroonga. En attendant, une visite de la maison par l'infirmiere de l'hopital est prevue ce lundi apres-midi afin de voir dans quelles conditions Janine sera logee ici. Cela peut surprendre mais il parait que cela se fait pour tous ceux qui sont en reeducation avant qu'ils ne rentrent chez eux. C'est surtout pour lui expliquer comment elle doit se comporter dans la maison compte tenu de sa nouvelle situation.   

Il est 15 h, la visite vient de se terminer, Janine contente de retrouver la maison comme on s'en doute... En fait, c'etait une visite destinee surtout comme je l'ai dit a lui montrer les bons gestes dans les conditions de la maison, notamment pour s'asseoir sur un siege pas trop bas et des tas de details de ce genre... Elle a passe brillamment son examen et elle est declaree " bonne pour rentrer mercredi"...

Le retour vers la France pourrait se faire samedi prochain 10 mars. IMA (Inter Mutuelles Assistance) se charge de trouver un vol en classe affaires pour nous deux, ainsi que le transport de Wahroonga a Sydney et de Roisssy a Angers, sans oublier une assistance pour les bagages et les deplacements aux aeroports.

Affaire a suivre... J'attends des nouvelles d'IMA. Voila tout le neuf et cette fois, il semble que nous tenons le bon bout... si j'ose dire...

Allez, a plus...

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 04:30

Pendant que Janine se remet doucement a l'hopital, la vie continue ici et hier soir Clovis devait choisir un article du journal afin d'ecrire un commentaire, dans le cadre de ses activites de classe.Agnes qui etait avec Sydney a son cours de gym, me dit : "Choisis-lui un article de journal..."

Moi... choisir... parmi des articles en anglais... Fort heureusement Clovis me dit : " Moi je sais !"

C'est vrai, j'aurais du savoir ... qu'il savait...  Le voila qui s'installe donc au bureau et se met a  eplucher tous les journaux... ce qui est evidemment une expression toute faite, encore une, aucun epluche-legumes ne se trouvant a sa disposition... DSC07563.JPGComme un vrai... redacteur en chef...

Pendant ce temps, je m'etais occupe a autre chose. Le texte fut ecrit assez rapidement, il put regarder la tele.

Comme j'etais charge de surveiller que le travail etait bien fait, voyant quil etait devant la tele, je m'approchai du bureau.Le travail etait effectivement fait comme on peut en juger... enfin, quelqu'un avait depouille les journaux, et ce ne pouvait etre que Clovis...DSC07565.JPGOn pourrait appeler cela : "Apres la bataille..." ou encore " Panique sur le Titanic..." ou enfin " Quelqu'un veut-il ranger ? "...

J'ai range... Le travail etait fait... Le texte ecrit... Mission accomplie... C'est son maitre qui va etre content...

Allez, a plus...

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 04:58

Ce matin, nouvelle visite du docteur Cottee qui s'occupe de Janine.Il nous a explique que sa famille etait d'origine bordelaise... que son aieul a ete fait prisonnier a la bataille de Crecy ( 1346... cela ne nous rajeunit pas...), qu'il a ete amene en Angleterre ou il a du rester, ce qui explique sans doute... peut-etre que ce sire de Coti ou Coty... est sans doute... peut-etre... devenu Cottee...

Bref, apres ces mises au point fort interessantes, il nous a dit que Janine devrait sortir de l'hopital mercredi prochain si tout va bien, et qu'elle resterait quelques jours a la maison avant de pouvoir rentrer en France. La decision sera prise lundi prochain. Cela pourrait mettre le retour dans 10 a 15 jours...

D'autre part, la  MAIF m'a telephone ce matin pour m'assurer que tout serait mis en oeuvre pour un rapatriement le plus securise possible, avec assistance d'un medecin si necessaire (le docteur Cottee pense que ce n'est pas necessaire...) et surtout assistance en ce qui concerne le transport... de nos valises et sacs car je ne me sens pas de taille a porter seul... deux grosses valises et deux ou trois sacs... D'autre part il est envisage de nous vehiculer de Roissy a Angers en ambulance si la position allongee est necessaire. No worries... comme on dit ici...

Il nous a fallu demander un visa car les trois mois etaient depasses. C'est en cours mais cela ne se fait pas comme cela... D'abord c'est payant... ensuite on me demande des tas de papiers car ils ont peur que nous leur restions sur les bras... comme on dit couramment... Cela ne risque pas, car j'ai avec moi MAIF Assistance (et meme Mondial Assistance par l'intermediaire de ma carte Visa premier). 

 Voila tout le neuf et je ne manquerai pas de vous tenir informes a vous, fideles amis, des derniers rebondissements de cette... palpitante affaire...

Je voulais aussi remercier tous ceux qui nous ont soutenus de leur amitie dans ces jours difficiles. Nous avons recu de nombreux messages, sur le blog ou par mail, et cela nous a ete droit au coeur.

Allez, a plus...

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