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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 11:47
Le candidat au certif'

Voici (en primeur...) la couverture de mon prochain livre.

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Published by Gerard Nedellec
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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 09:50

Vous aimez les histoires de fantômes ? Oui bien entendu, comme tout le monde, en vous disant qu'ils n'existent pas, jusqu'à ce que vous en rencontriez un réellement...

Eh bien, on raconte qu'à certains moments de l'année, on voit errer dans les rues de Pouancé, principalement autour du vieux château, un fantôme qui prend diverses formes, et auquel on a donné le nom de la Jacquette...

Les Anciens prétendent qu'il s'agirait d'une servante qui aurait ouvert les portes du châteaux aux ennemis, trahissant ainsi ses seigneurs. C'est sa punition de revenir ainsi sur terre pour hanter les vieux murs qu'elle a connus...

Mais il existe une autre histoire, plus dramatique encore et que je vais vous narrer. Approchez-vous bien près...

Il y a de cela très longtemps, c'était au XIVè ou au XVè siècle... peu importe... Le château était alors une puissante forteresse qui avait dû subir de nombreuses attaques mais avait résisté vaillamment.

Un jour, la fille du grand échanson se maria. Cela se passait quelque temps après un siège long et pénible, et le seigneur pensa qu'une fête serait le meilleur moyen d'oublier les épreuves traversées et divertirait le menu peuple qui avait beaucoup souffert des rigueurs du siège. Il décida donc que de grandes festivités accompagneraient le mariage de la fille de son serviteur le plus fidèle. En effet, l'échanson était l'officier chargé de servir à boire au prince, et pour éviter tout risque d'empoisonnement de son seigneur, il devait goûter les vins avant de les lui servir. C'est parfois agréable, mais si le vin est empoisonné... c'est une autre paire de manche ... si je puis dire !

Pour tous les gens des alentours, ce fut un jour de liesse car la jeune fille était connue de tous pour sa grande gentillesse, de même que son père était apprécié pour sa droiture et sa fidélité. Une famille entièrement dévouée au seigneur. Le marié était le fils de l'argentier du prince, un serviteur probe et loyal également.

Après les cérémonies proprement dites du mariage, un grand repas fut servi dans la grande salle des fêtes. L'ambiance fut joyeuse, les mets somptueux et les vins excellents. Il faut dire que l'Anjou n'en manque pas, et du bon !...

Vers la fin de l'après-midi, tandis que les adultes discouraient, les jeunes gens et jeunes filles décidèrent de jouer à cligne-musette... mais vous comprendrez mieux si je vous dis... à cache-cache. Les mariés tinrent à se joindre à eux et comme ils avaient la permission d'aller partout, ce sont des jeunes rieurs et insouciants qui se répandirent dans toutes les salles du château.

Comme Adeline, la jeune mariée, connaît parfaitement les coins et recoins du château pour y avoir joué toute gamine, elle se dirige vers un endroit moins connu où elle trouvera une cachette sûre. C'est certain, on ne la retrouvera pas ! Ah !

On ne la retrouva effectivement pas, ni le jour, ni le lendemain, ni les jours suivants. On eut beau chercher partout, appeler, crier, fouiller, on ne trouva aucune trace d'Adeline...

Les habitants du village furent mis à contribution, et on explora avec des torches et des lanternes tous les recoins du pays, sans succès. Elle avait disparu ! Définitivement...

Le marié, fou de douleur, décida de partir à la guerre pour oublier. L'affaire fit grand bruit dans la contrée, on en parla longtemps...

Les années passent, le château a perdu depuis longtemps son rôle de résidence seigneuriale. Il se dégrade de plus en plus, n'étant plus entretenu.

Nous voici au tout début de la Révolution de 1789. Un jour, quelques jeunes paysans viennent explorer les ruines, espérant sans doute trouver quelque chose d'intéressant. Ils se dispersent dans ce qui fut le « second château de l'Anjou » (après celui d'Angers...) et l'un d'eux s'engage dans ce qui fut un couloir et qui était maintenant à l'air libre. Il doit enjamber des moellons tombés et ce travail d'escalade l'essouffle un peu. Pour se reposer, il s'appuie contre un mur, quand soudain la muraille se dérobe sous son poids. Il se retrouve dans un réduit obscur sans aucune fenêtre. Surpris, il met quelques minutes à réaliser ce qui lui arrive, tandis que ses yeux s'habituent peu à peu à l'obscurité. Il se rend alors compte qu'il se trouve dans une grande pièce obscure, éclairée faiblement par un étroit soupirail au niveau du sol. Il aperçoit alors, lui tournant le dos, une femme assise dans un grand fauteuil devant une table.

Il respire mieux. Ainsi, il n'est pas seul ! Il avait craint un moment être tombé dans quelque oubliette... Il s'avance et distingue mieux la femme ; Elle est habillée d'une robe blanche comme on en portait il y a très longtemps, et ne bouge pas, comme si elle était plongée dans un profond sommeil. Il toussote un peu pour attirer son attention, persuadé qu'elle va tourner la tête et le voir. Mais elle ne réagit toujours pas.

Bizarre... se dit-il... Il s'avance encore un peu et se retrouve devant la femme. Il pousse un cri et sursaute : la femme qu'il a devant lui est morte depuis fort longtemps, comme en témoigne sa figure décharnée, ses yeux caves, ses mains squelettiques... Sur la table devant elle, une vieille bible est ouverte. Des mots à moitié effacés sont écrits dans la marge, une écriture pâlie et à peine lisible... En se penchant, il peut lire néanmoins :« Malheur à moi, pauvre mariée ! Une triste fatalité... (là c'est brouillé...).. dans cet abîme... Je n'en sortirai pas vivante... Mon Dieu... (brouillé encore...)... ta grâce pour ta servante... Adeline »

Le jeune homme sentit des frissons le parcourir tandis qu'une sueur glacée lui coulait dans le dos. Il se souvenait de cette histoire qu'on lui avait racontée, d'une mariée qui avait disparu le jour de ses noces. Mais il n'y avait pas trop prêté attention. Il avait sous les yeux la preuve manifeste que l'histoire était vraie... hélas ! Allait-il lui aussi être condamné à périr d'inanition dans cette cave, seul, ignoré de tous, comme la pauvre jeune mariée d'autrefois ?

En reculant, il frôla la robe qui tomba en poussière... Effrayé, il cria, appela. Mais personne ne pouvait l'entendre, comme personne n'avait entendu la jeune mariée... Il eut un moment de découragement. A quoi bon lutter ? Autant se laisser mourir, comme l'avait fait certainement Adeline... Des heures passèrent. Dehors, ses camarades devaient le chercher. Mais comment pourraient-ils le retrouver ? Face à la jeune mariée morte, il eut tout le loisir de deviner ce qui s'était passé.

Se retrouvant dans cet endroit sombre, elle ne s'était sans doute pas rendu compte immédiatement qu'il allait devenir son tombeau. Peut-être avait-elle crié, appelé, cherché un moyen de sortir. Puis peu à peu, le découragement était venu. Elle s'était assise pour écrire les quelques mots qu'il avait lus, ses derniers mots, son testament... La mort était arrivée imperceptiblement, sans qu'elle s'en rendît bien compte... L'air confiné de cette cave l'avait préservée, elle s'était desséchée sur place, et redeviendrait poussière au moindre mouvement.

Soudain, il distingua dans la pénombre deux yeux qui brillaient et le regardaient. Un chat !... Si un chat avait pu entrer, peut-être tout n'était-il pas perdu ! S'approchant doucement de lui, il réussit à le saisir. L'animal n'était pas farouche, heureusement ! Il noua à son cou son mouchoir, qui était assez grand comme tous les mouchoirs de l'époque... Un mouchoir rouge de Cholet... Puis il libéra le chat qui, retrouvant la liberté, disparut.

Dehors, la nuit était tombée, puis le jour revint et les camarades de notre jeune, qui avaient abandonné leurs recherches à cause de la nuit, étaient revenus chercher leur ami. Ils aperçurent le chat qui sortait d'un trou du mur, le mouchoir rouge autour du cou. En s'approchant, ils virent un soupirail caché par les broussailles. Ils alertèrent les paysans des environs qui démolirent les pierres autour de ce soupirail, et trouvèrent l'oubliette tragique dans laquelle une jeune mariée, devant qui la vie s'ouvrait, avait perdu la vie...

(Extrait de mon livre "Anjou, les histoires extraordinaires de mon grand-père" éditions CPE)

Allez, à plus... et ne faites pas de cauchemars...

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Published by Gerard Nedellec
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 18:07

Il m'a été donné il y a quelque temps de participer à un challenge : il fallait écrire un texte dont toutes les phrases commenceraient par chacune des lettres du clavier de la machine à écrire, dans l'ordre.

J'ai tenté ma chance mais ai dû abandonner : je n'y arrivais pas... D'ailleurs, je l'ai raconté et voici mon texte :

Après m'être assis devant ma machine, je me mis à cogiter avec ferveur.

Zut ! Et zut ! Et re zut ! L'inspiration me manque...

Et si je puisais dans le tréfonds de mes souvenirs ?

Reprendre de vieilles histoires éculées... c'est une idée, mais voilà...

Tout cela ne m'inspire pas beaucoup !

Y a-t-il ici quelqu'un qui voudrait bien m'aider ?

Une seule petite idée, ça ferait mon bonheur...

Il ne m'en faut pas plus pour lancer la machine !

On n'est jamais si bien servi que par soi-même... pensez-vous...

Peut-être, mais je n'ai pas d'idées pour écrire ce texte...

Quand je pense que j'ai accepté ce challenge pour faire plaisir...

Suis-je bête quand même...

Dans quel guêpier me suis-je fourré ?

Fallait-il que vous insistassiez pour que je l'acceptasse !

Gérard n'est-il pas capable de relever le défi ?

Heureux serai-je si je réussis !

Je vais battre le rappel de tous mes inspirateurs !

Karr et son esprit, Aymé et sa verve, Hugo et son souffle épique...

Les mots sont importants et nous le savons bien !

Malgré cela, je cherche, je doute, je transpire...

Waterloo morne plaine... vais-je abandonner ?

Xénocrate et Platon, venez à mon secours...

C'est pourtant bien facile d'aligner quelques phrases...

Vous le savez bien, vous, défenseurs ardents de la langue et créateurs passionnés de mots !

Bien que je l'eusse voulu, je n'y arriverai pas...

Ne m'accablez pas trop... j'aurai tout essayé...

Avouez que c'est grand dommage... Pendant que vous y êtes, dites-moi donc combien de phrases sont des alexandrins... J'attends vos réponses...

Allez, à plus...

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 09:10

Passons maintenant aux choses sérieuses...

"Le candidat au certif' " c'est le titre de mon prochain livre... et aussi de mon premier roman. C'est encore mon quatorzième livre... L'eusses-tu cru ? ? ?

Jusqu'à présent, j'avais écrit des nouvelles, petites histoires courtes qui n'avaient aucun lien entre elles, si ce n'est le thème général du livre.

Ainsi dans mon livre "L'école de Monsieur Paul", il était question d'école et toutes les histoires se déclinaient avec ce point commun : l'école.

Dans mon roman, comme vous pouvez le deviner, il est aussi question d'école.

Je joins en avant-première (et parce que c'est vous...) le texte de la 4è de couverture.

Bernard Kerlien est nommé dans une classe unique au nord de la Mayenne. Il découvre son nouvel univers rural et sa classe : 32 gamins plus intéressés par les travaux des champs que par l'école. Il doit préparer 5 élèves au certificat, bientôt 6 car il hérite d'un nouveau, dont la mauvaise conduite, la paresse et l'esprit frondeur l'ont fait exclure de toutes les écoles précédemment fréquentées.

Notre jeune instituteur sera confronté à un double challenge : faire obtenir le certificat à cet élève rétif ainsi qu'aux autres candidats et réussir pour lui-même le CAP d'instituteur.

L'année scolaire sera ponctuée de périodes de découragement et de moments de grande satisfaction.

Peu à peu la gentillesse et la détermination du jeune maître vaincront tous les obstacles.

Il rencontrera aussi l'amour et cette présence féminine lui sera d'un grand secours.

Un dernier rebondissement terminera magnifiquement l'année scolaire.

Une aventure humaine dans laquelle le courage, la ténacité, l'esprit d'initiative, la volonté de ne jamais relâcher son effort, sont les maîtres mots.

Un livre à mettre entre toutes les mains et à consommer sans modération...

Ce livre doit paraître début octobre prochain.

Allez, à plus...

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 09:02

J'ai réalisé quelques modifications.
Et maintenant, est-ce plus lisible
?

Je l'espère...

Si la taille des caractères est devenue convenable, je vais pouvoir reprendre l'écriture de mes textes...

Alors, contents ? ? ?

Allez, à plus...

(Et en prime, les textes précédents, ceux qui étaient écrits en minuscules, ont été agrandis...Vous pouvez vérifier...)

Merci qui ? ? ?

Merci Olivier ! ! !

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 08:32

Eh oui... on cherche à tout âge...

Je cherche donc disais-je... comment modifier la taille des caractères car je m'aperçois que c'est écrit petit.

Pour cela je dois faire un essai.

C'est ce que je fais.

Allez, hop ! Lancez !

A plus... certainement...

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 10:48

Voici un texte que j'ai écrit il y a un moment pour je ne me souviens plus quel almanach.

Qu'importe, il est toujours d'actualité... et partout...

Si en France l'histoire du nucléaire commence vers les années 1930 avec les travaux de Pierre et Marie Curie, on peut considérer les années 1960 comme le départ réel de la prise de conscience de l'énergie nucléaire, la seule énergie qui ne nécessite aucun apport venant de l'étranger et pour laquelle nous pouvons être autonomes... A quel prix diront certains... Certes, j'en suis pleinement conscient... mais là n'est pas aujourd'hui mon propos.

1960 ouvrait une ère nouvelle... Que de changements...

On vole communément à 1000 km/h... L'automobile volante sur cousins d'air comprimé est une nouveauté 1959... Une locomotive française dépasse les 300 km/h... Les premiers sous-marins atomiques (américains...) font leur apparition. La France patientera un peu (le Redoutable attendra une bonne dizaine d'années...).

Il existe des nouveautés plus... anecdotiques...

Les Américains utilisent pour se soigner le chewing-gum à l'aspirine... On invente les skis en fibre de verre... la bicyclette pliante qui se glisse dans le coffre d'une voiture... un ouvre-boîte à pelle pour mieux extraire les sardines...

Les Américains équipent les salles de jeu de Palm Beach d'appareils TV pour surveiller les joueurs. La vidéo surveillance est en marche !

Berlin-Ouest met au point des bouteilles de bière carrées (plus exactement parallélépipédiques...) qui, une fois vides, peuvent être employées comme briques de construction... (il y en a là-dedans ! ! !)

Les Russes travaillent pour fabriquer le Tétra-Pak, le lait en briques cartonnées...

En France... l'autoroute du sud doit ouvrir en avril. D'autres autoroutes sont prévues... Dans la Poste, on imagine des bureaux où le client se servira tout seul. Vous avez bien lu : tout seul ! (lisez cela avec des yeux de … 1960...)

Le pont de Tancarville a été ouvert en 1959. Il raccourcit de 100 km le trajet Caen-Le Havre. En plus, il est le pont le plus long d'Europe, et le plus haut du monde pour la hauteur de ses pylônes en béton.

Au dernier salon de l'équipement de bureau, on a remarqué un signal électronique déclenchant l'alarme à distance en cas de vol...

Le transistor s'impose comme une nouveauté sensationnelle... En plus, il ne chauffe pas comme une lampe, il reste froid et la réception est instantanée. Il est léger, on peut le transporter avec soi. Merveille !

Eh oui mes amis... J'ai vécu tout cela, moi qui vous parle... pardon... écris... sans que je n'en susse rien ! L'eussiez-vous cru ? ? ? Il fallait absolument que je vous en fisse part.

Je vous demande de comparer avec l'époque actuelle pour mesurer le chemin parcouru en un demi siècle...

Eh oui... notre avenir est devant nous !... Mais nous l'aurions derrière nous si nous tournions le dos...(Vous devinez que Pierre Dac n'est pas loin...)

Sur ces bonnes paroles, à plus...

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 12:08

… Qui fait de la bonne cuisine... Rassurez-vous je ne vais pas vous chanter cette chanson... mais vous raconter l'histoire du chat de la voisine.

Elle vivait avec son mari dans une petite maison perdue dans la campagne angevine. Ils habitaient la ville et quand l'heure de la retraite sonna, ils choisirent de vivre à la campagne. Ils achetèrent donc une maisonnette située à la sortie d'un village. Le mari étant bricoleur, il pouvait s'occuper sans difficulté et ne pas s'ennuyer. Pour sa femme, c'était différent. Elle trouvait les journées longues et décida décida de prendre un chat qui lui tiendrait compagnie. Nous étions en 1955.

Au fil des mois, le chat prit de plus en plus d'importance. Il préférait dormir sur son coussin plutôt que de courir après les souris.

Comme elle était aussi maniaque, elle lui mettait sa pitance dans un coin du garage pour ne pas salir sa maison. Le chat avait à sa disposition une écuelle de viande et un bol de lait frais, changé tous les jours. Une chatière lui permettait de passer de la salle au garage sans ouvrir la porte.

Le mari se moquait gentiment de sa femme et son chat, trouvant qu'elle en faisait trop. Mais c'était sa distraction, il remplaçait un peu les petits enfants qu'ils n'avaient pas eus... Il avait gardé sa vieille voiture d'avant la guerre. Pendant l'Occupation, les Allemands avaient réquisitionné toutes les voitures. Mais celle du brave homme était trop vieille, elle n'intéressait pas ces Messieurs, plus portés sur les voitures de sport. Il avait réussi à mettre de côté deux bidons de 5 l d'essence et pendant les années noires, il la faisait tourner de temps en temps. La guerre finie, il la sortait de temps en temps. C'était une antiquité mais disait-il fièrement, elle démarre au quart de tour et son moteur tourne avec la régularité d'une horloge.

Un jour qu'il transvasait de l'essence, quelques gouttes tombèrent dans le bol de lait du chat. Il se dit que cela n'avait aucune importance. Le chat arriva et but du lait à petits coups de langue. Puis, il s'arrêta, resta un moment sans bouger, et se mit à courir comme un fou. Au bout d'un moment, il s'arrêta net.

Comme le mari de la voisine me racontait cette anecdote, je dis simplement :

-Il était mort...

-Non, répondit-il : panne d'essence !

Allez, à plus...

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:14

Je sais que vous attendez tous une nouvelle histoire... on me l'a dit dernièrement...

Voici un texte que je retrouve en naviguant dans mes différents écrits. L'ai-je déjà publié quelque part ? Je ne sais. En attendant, le voici.

Tel qu'il est, il est propre à vous faire dresser les cheveux sur la tête... aussi, ne le lisez pas le soir avant de vous endormir...

Bonne lecture quand même...

***

Dans les veillées autrefois, lors des longues soirées d’hiver, devant un feu dans lequel on avait jeté une bourrée, la famille et les voisins se réunissaient pour écouter des histoires. Les histoires de fantômes et revenants étaient très prisées. Les jeunes enfants se cachaient sous les jupes de leur mère et l’auditoire frissonnait. Car il s’agissait d’histoires à vous faire dresser les cheveux sur la tête… En voulez-vous un exemple ? Vous l’aurez voulu !

Il y a très très longtemps, dans le pays de Bray, dans un château fort qui dominait l’Epte, vivait un puissant seigneur. Il était redouté de tous car dur avec les autres, comme il l’était avec lui-même. Il avait une fille, Alix, dont la beauté était grande. Les jeunes seigneurs des alentours voulaient tous l’avoir comme épouse. Son cœur avait choisi un beau voisin, Robert de Tierceville. Mais allez savoir pourquoi, les pères n’ont que rarement les mêmes opinions que leurs enfants… Le père avait donc choisi un autre prétendant, le sire de Bezancourt. Il ne voulait pas d’autre gendre que lui…

La fille essaya bien de résister au désir de son père, en vain. Une fille doit obéir en tout à son père ! De désespoir, Alix faillit mourir de chagrin. Robert de Tierceville ne fit pas que faillir : il trépassa de douleur en se rendant compte qu’il n’aurait jamais Alix. On l’enterra comme son rang l’exigeait et on n’y pensa plus.

On n’y pensa plus ? On aurait certes voulu ne plus y penser. Mais voilà : on l’aperçu de nombreuses fois, errant seul dans la forêt, comme une âme en peine – ce qui ici prend tout son sens – murmurant à voix à peine audible le doux nom d’Alix. Même certains affirmèrent avoir vu son âme voleter dans la forêt sous la forme d’une flamme bleue.

Alix résista longtemps mais un jour, lasse et résignée, elle accepta comme mari le sire de Bezancourt. La cérémonie de mariage se déroula d’abord avec tout le faste voulu comme il sied à la fille d’un puissant seigneur.

Alors que la noce, mariés en tête, allait pénétrer dans l’église pour la cérémonie religieuse, un fantôme apparut enveloppé d’un linceul. Il fit un geste, saisit Alix par le bras et se dirigea vers le cimetière, suivi par toute l’assistance comme si elle était ensorcelée. Resté seul au bas des marches de l’autel, le prêtre criait à la diablerie mais était incapable de bouger.

Arrivé devant une tombe ouverte, un prêtre inconnu en sortit et bénit les deux ex fiancés. Car le fantôme était celui de Robert de Tierceville. Saisie d’un délire diabolique, toute la noce se mit à danser devant la tombe ouverte. Au bout d’un moment le spectre s’écria d’une voix… sépulcrale :

- « Retirez-vous maintenant tous.

Puis s’adressant à Alix et désignant la tombe :

- Voici notre lit nuptial… »

Alix et Robert entrèrent dans le caveau, se couchèrent. La pierre tombale se referma.

On ne revit plus jamais Alix…

Brrr... bonne nuit et... à plus ! ! !

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 14:07

 

Voici une histoire extraite de mon dernier livre "Les contes populaires du Maine et de l'Anjou" paru récemment aux éditions CPE de Romorantin.

C'est une histoire que m'a racontée Marcel Delaurière, originaire de la Mayenne. Je ne résiste pas au plaisir de vous en faire profiter...


C'est Théophile qui parle....

 

« Je dors habituellement bouche bée sans me réveiller de la nuit. En hiver je fais quasiment le tour du cadran. Et puis jamais je ne rêve...

Mais l'autre soir, v' là-ti pas que j'étais à Rome. Je me trouvais un peu perdu sur une grande place, comme qui dirait le champ de foire de not' commeune... mais en ben pus grand...

Je trouvai là la père Rondeau qui m' dit « bonjour Théophile »... « Bonjour père Rondeau » que j' li répondis. Puis y m'indiqua où qu'était le presbytère de notre saint père le pape.

-C'est pas bien loin, qu'y m' dit comme çà, à deux portées de fusil. Tu vois la grille, et puis le perron, eh ben c'est là !

J'allai donc frapper à sa porte.

-Entrez, que me dit le saint père. Tiens, bonjour Théophile, prends donc une chaise et puis assieds-toi.

-Je ne suis pas fatigué, que j' li ai dit...

Mais je m'assis tout de même passe que j' voulais pas le contrarier. C'était le pape quand même !...

-Et ton oncle Polyte, qu'y continue, y boit-ti core ?

-Oh ! Bien moins, très saint père...

-Et toi, Théophile, qu'y me dit en me regardant du coin des yeux ?

-J'en prends plus que dans mon café, que j'y dis. Et puis, elle est naturelle, c'est chez nous qu'on la fait, dans nout' chaudière. C'est Polyte qui bouille...

-Et la tante Mélie ?

-Eh ben, elle n'est pas grosse depuis qu'elle s'est démanchée l'année dernière au moment de la fenaison. On l'a menée chez le médecin qui 'a dit « ce s' ra long, Théophile, ce s' ra long passe qu'elle est pesante ! »

Depuis ce temps-là, elle se frotte les mollets avec un onguent qui coûte cher et qui sent d'excès fort. Elle se frotte mais elle elle ne marche point.

Pendant ce temps-là, not' saint père avait mis deux grands verres sur la table et pis il avait apporté de la belle eau de vie. Hulô ! De l'eau de vie colorée comme du vin. Comme y s'apprêtait à m' verser dans l'e verre, j'y dis que je n'en veux que pour mouiller l' zyeux du verre histouère d'y goûter.

-Elle est douce comme une fourmi à genoux, qu'y me dit, une eau de vie de pape... Tu peux en boire tant que tu voudras ; elle n'est pas forte, elle ne pèse que 26 car c'est de la très vieille... et cela explique qu'elle soit doucieuse ; elle vient du Pays d'Auge, pays réputé pour sa bonne goutte... A propos, puisque t'en prends plus que dans ton café, en veux-tu pour deux sous ?

-Ma foi, si ça n' dérange personne, moi je ne dis pas non.

-Victorine, qu'y dit à sa servante, y a-ti du café d' chaud ?

-Ça va pas être long, saint père !

Mais v' là que durant que le café chauffait, j'entendis le Polyte qui criait :

-Lève-toi vite Théophile, j' cré ben qu' tes viaux sont passés dans le carabin au gars Zidore !

Si bien que je me réveillai avant que le café fut chaud... J'aurais tout de même ben fait de boire ma goutte tout sec ! »

 

Allez, à plus !

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