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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 15:39

On dit que parfois la réalité dépasse la fiction... C'est bien vrai et ce qui suit en est la preuve éclatante.

Lu dans des dossiers ministériels :

« Merci de bien vouloir nous faire parvenir sous huitaine la somme de 0 franc majorée des intérêts de retard, soit un total de 0 franc... »

« Une erreur comptable nous a fait vous débiter la somme de 0 franc que vous pouvez venir réclamer à nos guichets muni de l'attestation ci-jointe. »

« Le taux qui vous sera appliqué sera donc minoré de 1,85 % sur la base de 47,3 % du total hors-taxes majoré de 0,77 % en vertu de la diminution de 0,24 % du montant total hors TVA applicable au 1er janvier 1997. » (n'en jetez plus !)

Passons au fisc... Les explications du service des impôts ne sont pas toujours d'une grande clarté. Pour preuve, voici deux exemples qui vous éclaireront...

« Les bureau de Recette sont ouverts de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h, à l'exception des dimanches et jours fériés, du samedi après-midi et de l'après-midi du dernier jour ouvrable précédent le 26 de chacun des onze mois et du dernier jour ouvrable de décembre. »

Attendez, ne partez pas... Il y a mieux :

« La part que vous pourrez déduire est égale au montant inférieur de la déduction maximale autorisée si vous bénéficiez de l'ajustement correspondant au revenu maximal autorisé dans cette tranche. »

Si après cela vous n'avez toujours pas compris ce que vous pouvez déduire, j'en déduis que vous n'êtes pas doué

La sécurité sociale n'est pas en reste...

« Le remboursement à 100 % de vos frais n'a pu être effectué par notre caisse car ces dépenses étant plafonnées à 75 %, nous n'avons donc qu'à vous verser la différence, soit 45 %... » (et on s'étonne que la Sécurité Sociale soit en déficit...)

« Le trop-perçu de 227 francs que vous nous réclamez semble avoir été débité de votre compte à la suite d'une erreur informatique dont nous vous prions de bien vouloir nous excuser. Votre compte sera donc à nouveau débité le mois prochain de la somme de 227 francs. » (On vous en veut, c'est sûr !...)

« Les soins sont remboursés sur la base de 0 %. »

« Votre compte est donc créditeur d'un montant débiteur de 927 francs. »

Est-ce que cela a éclairé votre lanterne ? ? ? Pour ma part, je n'y vois goutte !...

Est-ce que cela vous a distraits ?... Pour ça, oui !

Allez, à plus !

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 08:46

Je sais que nous sommes bientôt à Pâques. Mais je ne puis résister à vous faire profiter de ces avis de Noël... Oui, je sais : c'est difficile à croire. Cependant je vous certifie que ces avis glanés ici et là sont parfaitement authentiques. On a pu les lire à la porte de certaines mairies... Les voici donc, en vrac...

« La commune n'ayant pas prévu de budget pour le Noël des enfants, celui-ci sera remplacé par la galette des rois pour les personnes du troisième âge. »

« En raison des fêtes de Noël, la mairie sera fermée du 31 octobre au 12 novembre. »

« La liste des cadeaux pour les enfants est disponible au secrétariat de la mairie. M. le maire précise cependant qu'il n'y a plus un seul cadeau disponible. »

« Les animateurs de la crèche vivante de Noël ont encore besoin d'un mouton adulte pour faire le bœuf... »

« Il est rappelé aux parents de la commune que le Père Noël est une tradition indispensable à nos enfants et qu'il n'est pas bon de leur expliquer que c'est M. le maire qui se cache sous le costume rouge et la barbe blanche... »

« La messe de minuit devra donc avoir lieu sans les cloches, M. le maire étant absent ce soir-là... »

Allez, à plus...

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 18:36

Souvenirs... souvenirs...

Pendant les années de guerre, les voyages ont été difficiles. Certes les trains fonctionnaient, mais ils étaient le plus souvent bondés... Quant aux cars, il y en avait nettement moins qu'en temps de paix car chacun sait qu'ils roulent à l'essence... et que cette denrée a manqué durant ces quatre longues années.

La libération nous ayant apporté la liberté, on pourrait croire que tout ce qui avait manqué allait revenir comme avant...

Erreur !

En ce qui concerne les cars, ils ont recommencé à rouler mais en quantité réduite... Et comme la contenance d'un autocar de tourisme est limitée à une cinquantaine de personnes, imaginez le problème insoluble qu'il fallait essayer de résoudre quand les voyageurs étaient beaucoup plus nombreux...

Alors on avait trouvé un truc infaillible... non pour faire entrer cent personnes dans un car de cinquante places... mais pour n'en faire entrer que le nombre voulu sans qu'il n'y ait d 'émeute...

On vendait des billets numérotés, du moins pour les premiers. Les autres se débrouilleraient... Quand le car se présentait le long du trottoir, le chauffeur se mettait à la porte et appelait les numéros.

Je m'en souviens comme si c'était hier... C'était l'été, nous étions boulevard Kerguelen à Quimer, devant l'arrêt de la STAO... ou la SATOS... ma mémoire est défaillante sur ce point... Avec me mère, nous devions faire un petit voyage, mais n'avions pas de billets numérotés... Comme il faisait chaud, les vitres du car étaient baissées. Tandis que le chauffeur appelait : « numéro 1... numéro 2... » et ainsi de suite, ma mère m'avait fait la courte échelle pour que je puisse entrer dans le car par la vitre ouverte. J'avais alors 12 ans, je pouvais encore me livrer à une telle acrobatie... Dans la cohue, personne ne fit attention à nous. Je m'installai et attendis... A ceux qui passaient, je disais d'une voix ferme en désignant la place à côté de moi : « c'est retenu !... »

Quand ma mère monta dans les dernières, sa place avait été réservée... A l'heure dite, le car s'ébranla dans un bruit de ferraille, tandis que les voyageurs qui avaient été laissés sur le trottoir pestaient et étaient obligés d'attendre le suivant, dont l'horaire n'était pas fixé avec certitude...

On est dégourdi ou on ne l'est pas !

Allez, à plus...

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 16:54

Vous avez peut-être entendu parler de l'affaire du collier de la reine qui défraya la chronique et contribua à discréditer la reine. Mais savez-vous comment cette affaire a commencé ? Non évidemment... Il faut que je fasse tout ici... Alors, voici comment...

Nous sommes dans les environs de Bar-sur-Aube en 1760. Une gamine de 4 ans mendie auprès des passants, chose banales à cette époque. Cependant, ce qu'elle dit a de quoi surprendre : « Pitié pour une orpheline du sang des Valois... » Tiens donc ! ...

La plupart des passants n'y prêtent pas attention, sauf la marquise de Boulainvilliers qui passait par là. Sa curiosité excitée, elle fit faire une discrète enquête qui indiqua que c'était vrai.

Née à Fontette, dans l'actuel département de l'Aube, Jeanne était le fille de Jacques de Saint-Rémy, baron de Luz et de Valois, qui descendait en ligne directe d'un enfant naturel légitimé du roi de France Henri II. Il allait bientôt mourir dans la déchéance et la misère.

La marquise eut pitié de l'enfant et décida de s'en occuper, obtenant pour elle une pension sur la caisse du roi Louis XV. Ce faisant, elle ne se doutait pas qu'elle ouvrait la porte au scandale le plus rocambolesque que la monarchie ait connu... Mais si on savait tout avant... on éviterait les événements... croquignolets... l'Histoire serait d'un ennui... mais alors d'un ennui... Je continue.

Placée à Passy mais assez instable, la jeune Jeanne ne sut pas profiter de sa chance et occupa plusieurs emplois peu valorisants. La marquise la reprit près d'elle afin de parfaire son instruction à l'abbaye de Longchamp. A l'âge de 23 ans, Jeanne repart à Bar-sur-Aube où elle fait la connaissance d'un jeune officier de gendarmerie. Il fit tant et si bien qu'elle fut rapidement obligée d'épouser Nicolas de La Motte, ce qui se fit en 1780. J'espère que vous avez deviné comment il s'y est pris... Pour asseoir plus convenablement leur situation, les époux décident de prendre les titres de courtoisie de comte et comtesse de La Motte-Valois, ce qui fait nettement plus sérieux... et plus valorisant... Un comte et une comtesse... ça en impose !

Apprenant que la marquise de Boulainvilliers est de passage à Saverne pour rendre visite au cardinal de Rohan, elle décide de venir la saluer et être présentée au cardinal. Cela peut toujours servir...

Ce richissime et puissant personnage a été écarté de la Cour, car son ambassade à Vienne n'a pas été un succès. Il se morfond donc dans son exil et ne rêve que de pouvoir revenir à Versailles. Mais la chose promet d'être difficile car l'impératrice d'Autriche Marie-Thérèse éprouve pour lui une profonde antipathie, qu'elle a transmise à sa fille Marie-Antoinette, présentement épouse de Louis XVI et donc reine de France.

Jusque là, vous suivez ?... Bien, je continue.

Le prélat frivole et mondain, plus prince que cardinal, ne pense qu'à une chose : se réconcilier avec la reine. La comtesse de La Motte-Valois sait dire les mots qu'il faut pour lui donner quelque espérance... et son mari est bientôt nommé à Paris capitaine des dragons de Monsieur, frère du roi...

Voilà donc notre couple à Paris. Il se montre, se livre à des affaires plus ou moins malhonnêtes, fait illusion. Mais la comtesse sait que cela ne va pas durer éternellement. Il faut trouver l'affaire qui les enrichira. Alors une idée germe dans son esprit : réconcilier le cardinal et la reine... enfin... le lui faire croire. Une telle idée ne viendrait pas aux honnêtes gens car ils sauraient que l'entreprise serait obligatoirement vouée à l'échec. Mais les escrocs de haut vol ont cette part d'inconscience qui leur fait défier l'impossible. Ici, il ne s'agit pas de réconcilier réellement les deux protagonistes... la comtesse sait que la chose est irréalisable... mais de le faire croire au prélat et d'en profiter ensuite. Comment, elle ne le sait pas encore. Mais elle trouvera...

Nous sommes alors dans les années 1784-1785. Elle propose donc au cardinal de le réconcilier avec la reine. Le cardinal est un homme retors mais surtout naïf... Il croit donc que la comtesse pourra s'introduire dans l'entourage de la reine et qu'elle réussira là où d'autres et non des moindres ont échoué... et pour cause...

A cette époque la reine est fort mal vue. Elle mène une vie de plaisirs et d'insouciance. Elle joue et mise gros, sans regarder qui s'assoit à sa table. Pour la comtesse, il est donc facile de l'approcher. Pour le cardinal, c'est déjà une victoire... pour la comtesse, c'est le début d'une énorme escroquerie.

Ce sera ce qu'on a appelé l'affaire du collier de la reine, dans laquelle la reine, qui n'y était pour rien, sera éclaboussée. Pourquoi ? Parce que cela n'étonnera personne : on ne s'attendait pas à autre chose de sa part, on pensait qu'elle était fort capable de faire ce qu'on lui reprochait. Le peuple qui exécrait celle qu'il appelait « l'Autrichienne » ne demandait qu'à croire les turpitudes annoncées, et le cardinal, coupable d'une grande naïveté, fut acquitté. Condamnée à être flétrie au fer rouge, la pseudo comtesse sera emprisonnée et réussira à s'enfuir à Londres. Elle mourra en 1791, à une époque où la monarchie vivait ses derniers moments...

Cela vous a intéressé ? Eh bien tant mieux !

Allez, à plus !

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 18:44

Vous avez certainement entendu parler de l'énigme du masque de fer... énigme qui n'en est vraiment plus une... Voici comment elle est née... Je l'ai trouvée dans le livre de Jean-Christian Petitfils "le masque de fer" et j'ai tenu à vous en faire part car je doute que vous le lisiez ou que vous l'ayez lu...

Voici donc l'histoire réécrite par mes soins...

Il est maintenant pratiquement acquis que le masque de fer était un valet de Fouquet, Eustache Dauger. A la mort de Fouquet, il aurait été normal que son valet fût libéré. Saint-Mars, son geôlier, l'a gardé emprisonné dans les mêmes conditions indignes. Cela lui conférait une certaine importance et en haut lieu on ne s'en préoccupait plus... Le danger, si danger il y avait eu, était passé. Mais les rumeurs les plus folles ont couru sur son identité...

Au fond, cette histoire doit son existence à la frustration de deux individus : Saint-Mars dont nous avons parlé, et le marquis de Barbezieux, fils de Louvois. Barbezieux devint secrétaire d'État à la mort de son père. Mais trop sûr de lui, il se relâcha, négligeant les affaires pour les plaisirs, si bien que le roi Louis XIV finit par le détester. C'est ainsi qu'il ne devint pas ministre d'État et qu'il en fut fort fâché.

Il tenta de noyer son chagrin dans la débauche avec ses amis. Il avait fait construire entre Versailles et Vaucresson une maison qu'on appela l'Étang. C'est dans cette maison qu'il noyait son déplaisir avec ses amis.

C'est là qu'il commença à parler de l'homme au masque de fer. Il n'en savait pas grand chose, son père ne lui ayant pas fait de confidences, pas plus que le roi. Mais c'est connu : c'est quand on ne connaît pas quelque chose qu'on en parle le plus ! Entouré de ses amis et surtout d'amies, le marquis, dont le vin était monté à la tête, se mit à raconter une ahurissante histoire. Pour cela, il s'inspirait du pamphlet les « Amours d'Anne d'Autriche ». Bien sûr qu'il connaissait l'identité de ce fameux prisonnier ! Il allait le révéler, mais ne le répétez pas, c'est un secret d'État ! Ce grand homme dont le visage était toujours caché pour qu'on ne le connaisse pas, c'était tout simplement le frère aîné du roi, né des amours de la reine Anne, épouse du roi Louis XIII, et du duc de Buckingham ! Pas moinsse !

Proférer de tels propos, c'était prendre un risque inouï. Un crime de lèse-majesté ! Mais le petit marquis ne s'en souciait guère. Le roi s'était moqué de lui, il se vengeait ! On riait mais quelle nouvelle : ainsi ce roi qui sous l'influence de Mme de Maintenon était devenu plus bigot que les bigots, tenait solidement enfermé son aîné à la Bastille car il pouvait lui disputer le trône.

Bien entendu, il n'y avait pas une once de vérité dans cette histoire... En 1701, le marquis mourait non sans avoir laissé de quoi vivre à sa maîtresse préférée, Geneviève-Antoinette du Bois de Saint-Quentin. Elle quitta la cour de Versailles et se réfugia à Chartres où elle mourut au milieu du XVIIIè siècle.

C'est à Chartres qu'elle se mit à raconter cette incroyable histoire du frère aîné de Louis XIV, en affirmant sa véracité comme la tenant de la bouche même de son amant. Ce qui est loin d'être une preuve mais comme a dit un auteur connu : mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ! (il avait réellement dit : calomniez au lieu de mentez... )

Elle raconta si bien que beaucoup crurent cette fable invraisemblable. Pus tard, Jean-Benjamin de La Borde, premier valet de chambre de Louis XV, passant par Chartres, entendit cette anecdote. Melle de Saint-Quentin était morte mais ceux qui avaient recueilli l'histoire de sa bouche étaient convaincus de sa véracité et la rapportaient avec tant de conviction que La Borde en fut fort impressionné et tout près d'y ajouter foi... « Melle de Saint-Quentin, disait-il, ajoutait qu'il y avait une parfaire ressemblance entre les deux frères... raison pour laquelle le prisonnier portait un masque... »

On peut ouvrir une parenthèse : comment savait-elle que les deux supposés frères se ressemblaient, puisque l'un d'eux portait un masque destiné à lui cacher la figure ? Mais passons...

Quoiqu'il en soit, elle se trompait sur le père putatif de l'homme au masque. Était-ce celui-ci ou plutôt celui-là ? Comme elle fixait la date de naissance de cet enfant en 1636, il suffisait de voir qui était l'amant de la reine à cette époque... comme si Anne d'Autriche avait eu quantité d'amant... ce qui reste à prouver. Dans le doute, comme il était incontestable que la reine et Buckingam avaient une attirance l'un vers l'autre (et je n'en dirai pas plus...), il valait mieux attribuer au duc anglais la paternité de l'enfant né en 1636, même si le dit duc était mort en 1628... On ne prête qu'aux riches...

Lorsqu'il voulut rédiger sa « Dissertation historique et critique sur l'Homme au masque de fer », l'historien Charpentier se rendit à Chartres afin d'obtenir des renseignements écrits de personnes ayant entendu conter cette histoire. Mais personne ne se risqua de donner une relation écrite, par crainte de la maréchaussée. L'historien dut se contenter de recueillir la tradition orale, ce qui n'est pas d'une grand fiabilité. Et pour confirmer son propos, il crut bon d'ajouter : « La notoriété à cet égard est telle dans la ville de Chartres qu'elle dispense d'un procès-verbal. »

Voltaire accréditera l'hypothèse d'un frère aîné, dans son « Siècle de Louis XIV », ce qui lui vaudra quelques ennuis. Plus près de nous, Alexandre Dumas parlera d'un frère jumeau du roi, et cela lui vaudra le succès dans ses « Trois Mousquetaires » et leur suite... Même Marcel Pagnol a tenté d'expliquer ce secret du masque de fer... et bien d'autres...

Vous saurez tout... ou presque...

Allez, à plus...

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 16:27

Grand certainement oui sur le plan politique, ce roi du « Gand siècle »... Mais sur le plan physique... était-il grand ? Voilà une question fort intéressante...

Ses contemporains ont tous affirmé qu'il était d'une belle taille. « Il est grand ». « Sa taille est des plus hautes ». « C'est un homme très grand pour son âge, sa taille est belle et bien fournie ». Bref, ce « grand » roi avait aux dires de ceux qui le côtoyaient, une taille supérieure à celle des autres... Ne peut-on pas soupçonner ces témoins d'être des « courtisans » complaisants ?... La princesse palatine, épouse de Monsieur (son frère), a nuancé le propos en écrivant que « le roi et son frère étaient mal partagés et que l'un avait ce que l'autre aurait du avoir... »

Ces paroles sibyllines nous incitent à creuser ce sujet passionnant...

Il existe au musée de l'Armée une armure en fer poli appelée « armure de Louis XIV ». C'est une armure complète très décorée. Elle a été authentifiée comme étant réellement l'armure du roi.

Or, et c'est ce qui surprend, elle mesure 1,68 m de hauteur ! Ajoutons que cette armure est comme celles qu'on mettait à cette époque pour aller dans les tranchées. Or en 1667, le roi était allé devant Douai et Lille revêtu d'une armure... et vraisemblablement la sienne !

Alors, une question se pose : ses contemporains ont-ils voulu le flatter en lui attribuant une taille qu'il n'avait pas, et ont-ils donc menti ?

Nous oublions tout bonnement la perruque ! Eh oui ! Celle du roi était très volumineuse. Elle mêlait les cheveux du roi à des cheveux d'appoint... si je puis dire... De plus, elle était fort haute et d'une grande extravagance, œuvre de Benoît Binet. On les appela tout naturellement des binettes... On disait : « Vous avez une drôle de binette ! »...

La mode se répandit. Ces perruques pesaient plusieurs livres avec le toupet au-dessus du front et d'une hauteur de 5 à 6 pouces... (de 12 à 15 cm...)

Ce n'est pas tout... On avait aussi l'habitude de porter des souliers à talons... (mais ça existe encore, non ?...) et le roi y avait recours.

Alors résumons. D'après son armure, Louis XIV mesurait 1,62 m. Ajoutons 13 cm de talons... et 15 cm de perruque. Cela donne 1,90 m... ce qui est effectivement une taille supérieure à la moyenne... La majesté du roi l'exigeait sans doute...

Allez, à plus...

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 11:34

… et pas dans n'importe quelle circonstance...

Nous sommes le dimanche 4 juin 1944. Le général Eisenhower se trouve dans son quartier général de Southwick House près de Porstmouth. L'heure est grave. La date du débarquement en Normandie a été fixée au lendemain 5 juin. Eisenhower veut s'entourer de tous les avis avant de prendre sa décision car la situation météorologique n'est pas bonne. Il demande son avis au général de Gaulle. Ce n'est pas seulement au chef de la France libre qu'il s'adresse, mais plutôt à l'allié fidèle.

Il lui explique donc les disposition du plan Overlord. Mais les prévisions météorologiques ne sont pas favorables pour les 48 h à venir. Le débarquement doit être programmé au plus tard le 7 juin s'il veut bénéficier des conditions de lune et de marée. Sinon, il faudrait attendre au moins trois semaines pour retrouver les mêmes bonnes conditions.

Deux éléments sont à prendre en considération. D'abord, les troupes sont sur le pied de guerre depuis déjà pas mal de temps ; on ne peut les garder ainsi plus longtemps si l'on veut préserver le secret de l'opération. Repousser le débarquement signifierait le retour des troupes dans leurs cantonnements car on ne peut les garder plus longtemps sur les navires.

De plus, les rapports reçus de la Résistance prévoient que les rampes de lancement des V 1, la bombe volante allemande, seront opérationnelles sur les côtes de la Manche à compter du 15 juin. Il est prévu de lancer ces engins de mort sur les côtes sud de l'Angleterre, ce qui aurait pour effet destructeur de perturber la concentration des troupes fort nombreuses dans ce secteur.

Majoritairement, les conseillers d'Eisenhower, pour la Royal Navy et la Royal Air Force, plaidaient pour un report de l'opération, arguant qu'un débarquement par gros temps serait voué à l'échec. De Gaulle lui dit alors :

« A votre place, je ne différerais pas. Les risques de l'atmosphère me semblent moindres que les inconvénients d'un délai de plusieurs semaines qui prolongerait la tension morale des exécutants et compromettrait le secret. » (« Mémoires de guerre » tome II l'Unité, 1942-1944, Plon)

Finalement la date retenue fut le 6 juin car on assistait à une amélioration du temps qui ne demandait qu'à s'affirmer. On sait maintenant que les mauvaises conditions météorologiques gênèrent sans doute l'opération. Mais ce fut un élément important du succès de cette gigantesque opération...

Allez, à plus...

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 13:24

Il y a tant de choses dans la vie auxquelles nous sommes habitués et sur lesquelles nous ne nous posons plus de question...

Tiens ! Au hasard... la bouteille de vin : pourquoi fait-elle 75 cl et non 1 litre ?

C'est vrai ça !... Oui, pourquoi ? Voilà une question qu'elle est bonne... comme disait... vous voyez qui ?... Des bouteilles d'un litre ont certes existé, mais sauf exception, on n'en trouve plus.

Quand la contenance de la bouteille de vin a été normalisée au XIXè siècle, on a imaginé des tas de raisons, aussi sottes que grenues les unes que les autres... (eh ben oui... ne dit-on pas « c'est sot et grenu » ?... c'est du moins ce que prétendait un de mes voisins...)

Donc disais-je... on a assuré que cela correspondait à la capacité pulmonaire d'un souffleur de verre ! Vous savez, celui qui souffle le verre pour fabriquer... entre autres... des bouteilles... Mais si c'était vrai, le pauvre en expirant sa capacité pulmonaire totale, expirerait pour de bon à chaque bouteille... et il faudrait le remplacer... Ce n'est donc pas cela...

On a avancé également qu'il s'agissait de la consommation moyenne au cours d'un repas... Alors là... ou c'est trop... ou c'est trop... peu... Passons à autre chose...

On disait aussi : c'est la meilleure façon de conserver le vin... La preuve, c'est que le vin premier prix est vendu dans des bouteilles d'un litre... C'était vrai il y a quelques décennies comme je l'ai dit et ces bouteilles d'un litre étaient appelées « bouteilles à étoiles » … Vous-en souvenez-vous ?... Mais il y a belle lurette qu'elles ont disparu... Exit donc cette explication...

Enfin, on parlait d'une facilité de transport... Si tel avait été le cas, il aurait fallu fabriquer des bouteilles... non point rondes... mais parallélépipédiques... certains diraient... carrées... ou cubiques ! Ainsi on aurait pu les empiler les unes sur les autres... Mais, comme disait mon ancien prof de maths : « Si c'est rond, c'est point carré ! »... Nous avons certes eu les cubis beaucoup plus tard... mais d'une contenance nettement plus grande. Cette explication ne vaut donc pas plus que les autres... Alors ?

Alors, eh bien je vais vous le dire... mais vous ne le répéterez pas !... C'est de la faute aux Anglais ! Mais oui, rappelez-vous : pendant de longues années, une partie de la France a été occupée par les Anglais ! La guerre de cent ans... cela ne vous dit rien ?

Bref ! Les Anglais occupaient principalement l'Aquitaine. On sait depuis longtemps qu'ils n'ont jamais voulu rien faire comme les autres... même s'ils ont emprunté à notre belle langue beaucoup plus de mots que nous à la leur... Disons-le tout net : ils n'avaient pas le même système de mesure que nous ! Et cela même si ce système s'appelait « avoirdupoids » ! Et cette expression vient directement de l'anglo-franco-normand « aveir de peis »... Mais poursuivons...

Donc disais-je... leur unité appelée « gallon impérial » valait très exactement 4,54609 litres. Vous devinez je pense le problème que ce nombre « abracadabrantesque »... provoquait quand il fallait calculer la quantité de vin de Bordeaux transporté en barriques !

Les barriques contenaient exactement 225 litres, soit 49,46 gallons... Allez, ne chipotons pas et mettons 50 gallons, ce sera plus simple !

Il se trouve aussi que 225 litres correspondent à 300 bouteilles de 0,75 litre. Une autre contenance pour la bouteille n'aurait pas donné un nombre aussi net que 300... ne cherchez pas !

Vous aurez compris que faire des calculs avec 300 est nettement plus facile qu'avec 225 !

Donc je résume : on avait une barrique de 50 gallons et 300 bouteilles. Celui qui commandait 50 barriques savait qu'il aurait 15 000 bouteilles. Cette pratique s'est étendue à tous les terroirs vinicoles. La champenoise aussi fait 75 cl !...

De plus, un gallon correspondait à 6 bouteilles, à quelques centilitres près... Cela explique que de nos jours les caisses ou cartons de vin sont généralement vendus par 6 ou 12 bouteilles. CQFD !

A ce moment de mon explication, je dois moduler un peu mon propos... Parfois les bouteilles appelées « trois-quarts » ont une contenance plus proche de 70 centilitres que de 75... En effet, il existe un moyen de ne pas augmenter les prix, c'est de diminuer la contenance ! Re-CQFD ! Je ne dis pas que cette pratique est appliquée partout, mais elle existe ou a existé.

Voilà, vous saurez tout ! Et... comme dit la sagesse commune : à consommer avec modération... of course !...

Allez, à plus...

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 14:33

Allez, amusons-nous un peu... si vous le voulez bien.

-Voulez-vous m'indiquer à quelle heure part le car pour Thiers ?

-Au quart... mais il vient de partir...

-Mais il n'est que dix !

-Je sais... mais il est en avance.

-Comment cela est-il possible ?

-Le conducteur se fie sur sa montre. Comme elle avance de cinq minutes, il part toujours cinq minutes avant l'heure.

-Et... on ne peut pas le lui dire ?

-Non car il se fâcherait !

-C'est fâcheux...

-Je ne vous le fais pas dire...

-Et pouvez-vous me dire quand part le prochain car pour Thiers ?

-Au prochain quart...

-Donc... à 3 h un quart...

-C'est ce que je vous dis.

-Et... la montre de ce conducteur-là avance-t-elle aussi ?

-Non.. la sienne retarde de 5 minutes...

-Donc il part à 20... Moi qui voulais me rendre à Thiers... en Champagne..

-Monsieur doit faire erreur... Thiers n'est pas en Champagne !

-Vous êtes sûr ?

-Tout à fait !

-C'est vrai... suis-je bête...

-Je ne vous le fais pas dire...

-Allez savoir pourquoi, je confonds toujours Thiers... et Troyes ! A quelle heure part le car pour Troyes ?

-Dans trois minutes...

-Bon. Alors, donnez-moi un billet pour Troyes !

-Un billet pour trois ? Mais alors Monsieur doit prendre trois billets ! Sinon Monsieur sera en infraction !

-Mais pas du tout ! Donnez-moi un billet pour Troyes !

-J'insiste Monsieur... il vous faut trois billets si vous êtes trois !

-Mais non, je suis seul ! Je vous demande de me donner un billet pour que je me rende à Troyes, moi tout seul... Vous comprenez ?

-Ah ! Un billet pour aller à Troyes... en Champagne... Le voici... Mais Monsieur aurait dû me le dire tout de suite car pendant que nous parlions, le car pour Troyes vient de partir... Monsieur ne veut pas aller ailleurs ?... Le car pour Sète n'est pas encore parti...

-Oui... pour que je vous demande un billet pour Sète et vous allez me dire de votre voix suave que pour sept, il me faut sept billets !

-Non Monsieur car cette fois, j'ai compris ! Un billet pour Sète ! Le voilà !

-Et que voulez-vous que j'aille faire à Sète ?

-Je ne sais pas, Monsieur... ce que vos alliez faire à Troyes !

-Mais ce que je ferai à Sète n'a rien à voir avec ce que j'aurais fait à Troyes !

-Mais si Monsieur... plus on est de fous, plus on rit !

-Eh bien, riez tout seul car Sète et Troyes... voulez-vous que je vous dise ?

-C'est étroit... Vous avez raison... ce n'est pas très large...

Allez, à plus !

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 09:38

Ce titre signifierait-il qu'il n'existe plus d'odeurs de nos jours ? Non bien sûr... mais les odeurs de notre XXIè siècle n'ont rien à voir avec celles d'il y a un siècle... par exemple.

A notre époque où le modernisme est omniprésent, les odeurs fortes ont été soigneusement gommées... si l'on peut dire. D'ailleurs, on trouve quantité de produits destinés à les supprimer. Rappelez-vous : « A vue de nez, il est cinq heures... » Hop ! Un petit désodorisant ! Les odeurs des W.-C. : un autre désodorisant... pas le même... quand même... quoique... Les odeurs de fritures ou de cuisine en général... à éliminer ! On préfère sentir les arômes frelatés des vaporisateurs, bombes ou diffuseurs en tous genres qui vous distillent l'odeur de votre choix... odeur artificielle... mais qu'importe !

Dans nos rues, les voitures ayant avantageusement remplacé les carrioles tirées par des chevaux, l'odeur des gaz d'échappement a remplacé ( depuis longtemps mais cela prend de plus en plus d'ampleur...) la bonne odeur de chevaux suant et fumant lorsqu'ils transpirent, moins que dans les champs de labours certes, mais quand même... Je n'oublie pas l'odeur particulière du crottin qu'ils dispensaient généreusement au gré de leurs courses . Cette manne gratuite faisait la joie des jardiniers du dimanche qui venaient avec un petit seau et une petite pelle la ramasser religieusement afin d'engraisser leur lopin de terre. N'oublions pas les petits oiseaux qui y trouvaient leur pitance. Ah ! Le spectacle des petits oiseaux picorant du crottin au milieu d'une route ! Ceux qui n'ont pas connu cela n'ont rien connu...

Les oiseaux d'aujourd'hui sont bien privés, comme ces deux piafs que j'ai pu observer hier devant chez moi... Devant les voitures qui passaient en pétaradant, l'un dit à l'autre en désignant les monstres d'acier de ses petites ailes : « Ça pète, ça pète, et c'est tout ! » Et l'autre lui répondit :« Eh oui... l'ennui, c'est qu'on ne vit pas de promesses... »

Autrefois, on assumait les odeurs... Les bonnes comme les mauvaises... Il faut dire que les choses sentaient ce qu'elles doivent sentir. Les fruits sentaient bon car on les consommait à la saison où ils arrivaient à maturité... Le pain sentait bon le pain. J'arrête la liste, elle serait longue...

Avez-vous senti l'odeur de la terre fraîchement labourée ? Du foin bien sec ? Du blé doré et de la paille qu'une batteuse vient de séparer ? Du lait encore chaud qu'une fermière assise sur un tabouret à trois pieds vient de sortir de la mamelle rebondie d'une bonne vache normande (ou autre...) ? L'odeur puissante d'une étable ou d'une écurie... oui, et même du fumier... autrefois, il sentait bon...

J'arrête pour ne pas vous faire trop envie...

Allez, à plus...

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Published by Gerard Nedellec
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