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19 mars 2012 1 19 /03 /mars /2012 13:15

 

4- Une sombre histoire de visa...

Première chose, me dis-je, récupérer nos passeports... J'expliquai donc à la préposée au guichet que la police avait gardé nos passeports à notre arrivée la veille.

Elle me répondit : Why ? (pourquoi...)

Quelle question ! Si je le savais moi-même... Bref, après bien des palabres, elle accepta de s'en occuper. Derrière nous, la foule des voyageurs se faisait plus dense. De longues minutes passèrent...

Pendant cette attente, j'avais remarqué que nous étions au guichet « Air France ». Les deux compagnies (Vietnam Airlines et Air France) avaient affrété le même avion, afin de le remplir plus sûrement sans doute. La même situation s'était déjà produite au départ de Sydney, où Vietnam Airlines et Qantas ne faisaient qu'un, avec un avion de la première compagnie.

Au bout d'un certain temps, la préposée revint avec dans la main les précieux passeports. Nous étions sauvés... Voire... L'enregistrement de la grosse valise fut un jeu d'enfant et on ne pesa pas les autres... Munis de notre précieux sésame : le billet d'avion... nous pouvions y aller. Il s'agissait cette fois de la compagnie Air France...

Le préposé au poussage du fauteuil roulant de Janine se dirigea alors vers la zone d'embarquement. Je suivais tant bien que mal, soulagé dans tous les sens du mot car j'avais aussi posé la petite valise (celle de 10,5 kg...) sur le fauteuil de Janine.

Nous voici arrivés à la police qui doit contrôler si nous sommes bien en règle... Nous le sommes !

pensai-je...

Erreur funeste...

Je présentai nos passeports au militaire qui est chargé de les vérifier. Il les feuilleta l'un après l'autre, se tourna vers moi et demanda en anglais (heureusement, pas en vietnamien...)

-Pas de visa ?

-Non, répondis-je d'un air détaché, pas de visa...

-Pourquoi ?

En voilà une question qu'elle est bonne ! ! !

Et là je commençai à perdre mon air détaché... J'expliquai tant bien que mal (mal sans doute...) que nous avions manqué la correspondance pour Paris la veille, et donc que nous avions dû rester à Ho Cho Minh ville une nuit supplémentaire. Mais l'absence de visa le contrariait visiblement. Il demanda à un de ses collègues, puis nous emmena dans le fond de cette immense salle où trônaient à une table quatre ou cinq militaires. Des chefs certainement...

Nous n'avions pas de visa, or il en fallait pour séjourner sur le territoire vietnamien. Nous étions «hors la loi »... J'avais beau essayer d'expliquer la raison de cette absence, mais rien n'y faisait. On me fit asseoir (Janine l'était déjà...) et un sbire emmena nos passeports.

L'affaire tournait mal et je me dis soudain qu'ils pouvaient très bien nous garder et donc nous faire rater l'avion... une fois de plus... et je doute alors que notre « geôle » soit un hôtel 4 étoiles de Saïgon...

Je me sentis soudain mal et me sentis défaillir. Je manquais d'air et sentais le malaise vagal arriver au galop... Je demandai au « pousseur » de Janine un fauteuil roulant pour moi aussi... Il partit en chercher un. Au bout d'un quart d'heure, il revint avec un second fauteuil roulant, dans lequel je m'assis. Il était accompagné d'un homme portant une veste blanche : un médecin ou un infirmier. On se souciait de mon état de santé... Il me demanda si je ne sentais pas un serrement au niveau de la poitrine : il craignait que je fisse un malaise cardiaque. Mais je savais qu'il n'en était rien... C'était juste l'appréhension, la peur devant cette situation... ubuesque... Qu'on nous laisse passer, et ça ira !

A ce moment un militaire sortit d'une pièce située par derrière en tendant nos passeports : c'était OK ! Mon malaise se dissipa aussitôt comme par enchantement...Ils avaient certainement vérifié et s'étaient aperçus que je disais vrai... Si tel n'avait pas été le cas, je doute fort qu'on nous aurait laissés lasser... 

Bref, notre pousseur revint et entreprit de pousser nos deux fauteuils de deux mains expertes...

Il nous emmena dans la salle d'attente de la classe affaires, où nous pûmes souffler un peu. Il était alors un peu plus de 21 h. Vers 22 h il revint pour nous amener à l'avion.

Allions-nous embarquer cette fois sans problème ?

Après toutes ces mésaventures, je commençais à douter un peu...

A suivre...

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Gerard Nedellec
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