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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 07:19

Voici un article qui est paru sur le journal "Le Télégramme" en juillet dernier concernant mon prochain livre.

Il était intéressant que vous en prissiez connaissance...

 

 

Châteaulin

Saint-Louis. Un livre sur l'école dans les années 50

20 juillet 2010

Ancien interne de Saint-Louis, l'écrivain Gérard Nédellec raconte, dans un livre illustré de photos d'époque, la vie à «L'école des Frères» dans les années 50 à 54.

«Nous étions enfermés entre les murs austères d'un pensionnat sans le droit d'en sortir. Cependant, ce n'était pas le bagne», tempère l'ancien instituteur angevin qui se consacre à l'écriture depuis une dizaine d'années. «J'ai écrit ce livre non pas pour critiquer mais pour témoigner», précise Gérard Nédellec. À paraître à l'automne, L'école de Frères est abondamment illustré de 32 photos d'époque et émaillé d'anecdotes amusantes et émouvantes. 400 pages de tranches de vie qui restituent «l'atmosphère studieuse et parfois étouffante» des années 50 à 54, dans ce pensionnat dirigé par les Frères de Ploërmel.

La révolte de 1953

Aujourd'hui âgé de 75 ans, Gérard Nédellec a mené, au sortir de Saint-Louis avec le bac en poche, une carrière d'instituteur dans le Calvados et à Angers. Depuis qu'il est à la retraite, on lui doit une quinzaine de publications, notamment sur les terroirs de différentes régions françaises. On se souvient que l'été dernier, ce Douarneniste de naissance était venu dédicacer à Châteaulin son précédent opus, "D'Armor et d'Argoat". Quant à L'école des Frères, il mûrit dans la tête de l'écrivain depuis 1997. «J'avais, à cette époque, réuni mes anciens camarades de promotion à Port-Launay». Des retrouvailles qui ont permis d'enrichir le livre grâce aux souvenirs et aux photos des uns et des autres. «Mais aussi grâce au lycée qui m'a largement ouvert ses archives», complète ce passionné d'histoire. Des histoires, on en trouve à foison dans ce nouveau livre, écrit d'une plume alerte où l'humour est rarement absent. Comme celle de la Simca 8 du directeur de l'époque, M.Divanac'h, dont la réputation de fou du volant était redoutée des élèves lorsqu'ils devaient prendre place à bord du bolide. Ou encore celle de la révolte de 1953. «La nourriture était si mauvaise et si maigre qu'un jour nous avons refusé de manger. Le directeur a crié à la révolution. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque. On sortait de la guerre et les tickets d'alimentation venaient d'être supprimés en 1949. Mais comme au fond c'était un brave homme, il a demandé à l'économe de nous donner autre chose».

Le Saint-Louis d'aujourd'hui

Gérard Nédellec évoque aussi la punition infligée pour avoir «séché le salut au Saint Sacrement». Ce qui lui en coûta de partir en vacance un jour après ses camarades et, en prime, de redessiner toute la carte d'Angleterre. Damned ! L'auteur de "L'école des Frères" évoque également la figure de son professeur de philosophie, M.Jain, à qui il rend hommage. «Il m'a beaucoup marqué en me transmettant une certaine forme de sagesse». Il se souvient aussi des levers à 6h30 et des couchers à 21h «dans ces grands dortoirs de 60 lits», des messes quotidiennes, des longues heures d'études et des retours à la maison, à Audierne, «uniquement pendant les petites et les grandes vacances». Les temps depuis ont bien changé. En témoigne, le chapitre qui clôt le livre et dans lequel Gérard Nédellec présente le Saint-Louis d'aujourd'hui. Pratique L'école des Frères, éditions L'àpart Buissonnière. Dédicace à Saint-Louis le 8octobre.

  • l'article est de Loïc L'Haridon

(à suivre...)

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Published by Gerard Nedellec
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