Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 18:36

Souvenirs... souvenirs...

Pendant les années de guerre, les voyages ont été difficiles. Certes les trains fonctionnaient, mais ils étaient le plus souvent bondés... Quant aux cars, il y en avait nettement moins qu'en temps de paix car chacun sait qu'ils roulent à l'essence... et que cette denrée a manqué durant ces quatre longues années.

La libération nous ayant apporté la liberté, on pourrait croire que tout ce qui avait manqué allait revenir comme avant...

Erreur !

En ce qui concerne les cars, ils ont recommencé à rouler mais en quantité réduite... Et comme la contenance d'un autocar de tourisme est limitée à une cinquantaine de personnes, imaginez le problème insoluble qu'il fallait essayer de résoudre quand les voyageurs étaient beaucoup plus nombreux...

Alors on avait trouvé un truc infaillible... non pour faire entrer cent personnes dans un car de cinquante places... mais pour n'en faire entrer que le nombre voulu sans qu'il n'y ait d 'émeute...

On vendait des billets numérotés, du moins pour les premiers. Les autres se débrouilleraient... Quand le car se présentait le long du trottoir, le chauffeur se mettait à la porte et appelait les numéros.

Je m'en souviens comme si c'était hier... C'était l'été, nous étions boulevard Kerguelen à Quimer, devant l'arrêt de la STAO... ou la SATOS... ma mémoire est défaillante sur ce point... Avec me mère, nous devions faire un petit voyage, mais n'avions pas de billets numérotés... Comme il faisait chaud, les vitres du car étaient baissées. Tandis que le chauffeur appelait : « numéro 1... numéro 2... » et ainsi de suite, ma mère m'avait fait la courte échelle pour que je puisse entrer dans le car par la vitre ouverte. J'avais alors 12 ans, je pouvais encore me livrer à une telle acrobatie... Dans la cohue, personne ne fit attention à nous. Je m'installai et attendis... A ceux qui passaient, je disais d'une voix ferme en désignant la place à côté de moi : « c'est retenu !... »

Quand ma mère monta dans les dernières, sa place avait été réservée... A l'heure dite, le car s'ébranla dans un bruit de ferraille, tandis que les voyageurs qui avaient été laissés sur le trottoir pestaient et étaient obligés d'attendre le suivant, dont l'horaire n'était pas fixé avec certitude...

On est dégourdi ou on ne l'est pas !

Allez, à plus...

Partager cet article

Repost 0
Published by Gerard Nedellec
commenter cet article

commentaires

Présentation

Recherche

Liens